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Catégorie : Cinéma

Genre : Documentaire

Année : 1976

Public : Tous Publics

Durée : 2H26

Nation : Belgique

Réalisateurs : Jean Michel Charlier

Intervenants : Léon Degrelle, Robert Poulet, Ausguste De Schryver, Antoine Delfosse, l’Abbé Fierens, Colonel de Lovinfosse.

Sujet : Autoportrait du légendaire Léon de Degrelle, d’abord chef de Rex, parti politique nationaliste en Belgique dans les années 30, puis Volksführer Waffen SS dans la légion Wallonie pendant la seconde guerre mondiale. Degrelle raconte son enfance, ses débuts en politique, son ascension rapide, son rôle dans la guerre, sa vie sur le front de l’Est, sa rencontre avec Hitler et aussi sa vision du monde.

 

Analyse critique :

Récemment sur E-Pôle-Art, nous avons abordé le personnage de Léon Degrelle à travers un documentaire intitulé La Führer de Vivre. A sa sortie en 2009, ce film fit polémique de par son sujet et surtout le refus de prendre parti et d’adopter un point de vue neutre.

Pourtant La Führer de Vivre n’a rien inventé, car dés 1976, un documentaire de la même teneur était réalisé sur le personnage le plus sulfureux de l’histoire de Belgique.

Jean Michel Charlier est surtout connu pour son superbe travail dans la bande dessiné, pourtant cet artiste franco-belge a également réalisé des émissions télévisées. Dans les années 70, il présentait notamment l’émission « Les Dossiers Noirs », série documentaire sur plusieurs sujets délicats. L’épisode le plus marquant et le plus controversé fut celui qu’il décida de dédier à Léon Degrelle.

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Charlier savait pourtant où il mettait les pieds. Il déclara lui-même « J'avais lu plusieurs des livres de Léon Degrelle. Je savais de quelle façon il y ‘’assassinait’’ certaines très hautes personnalités belges, disparues ou encore vivantes. C'était m'attirer gratuitement et avec certitude les pires ennuis que de tourner quoi que ce soit sur lui. Voilà pourquoi, à la question insidieuse du journaliste qui m'interrogeait à ce sujet, je répondis sans hésiter que consacrer un « Dossier Noir » à Degrelle, c'était jouer avec de la dynamite.».

Ce documentaire de Charlier va en effet vite être retiré de la circulation pour avoir remis au goût du jour un tabou extrême. Ce n’est que bien des années plus tard avec l’ère du Net que Dossier Noirs : Léon Degrelle retrouvera une seconde vie.

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Si le film a été banni des réseaux officiels, c’est certes en raison de son sujet, mais aussi du traitement de ce sujet. Ici, Jean Michel Charlier décide d’adopter un point de vue totalement neutre sur les évènements. C’est d’ailleurs cette même neutralité qu’on retrouvera plus tard avec plus de timidité cependant dans Léon Degrelle ou La Führer de Vivre.

Charlier décide de réaliser un film montrant toutes les étapes de la vie de Degrelle, une biographie constructive. Et pour se faire, il décide d’aller carrément s’adresser au concerné n°1 en personne : Léon Degrelle. Dans les années 70, ce dernier condamné à mort par contumace, vit exilé en Espagne sous le régime de Franco. Charlier se rend donc à sa demeure et interviewe Degrelle. C’est donc lui qui va raconter son histoire et faire ainsi de ce documentaire une autobiographie. Autant dire que ce parti pris de Charlier condamnait le documentaire aux polémiques et aux ennuis.   

 

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Cela dit, le réalisateur donne également la parole à d’autres intervenants. Notamment Robert Poulet, écrivain belge connu, condamné à mort en 1945 pour « collaborationnisme » avant que sa peine ne soit transformée en exil. On retrouvera également deux anciens ministres du gouvernement provisoire belge de Londres : Ausguste De Schryver, Antoine Delfosse ainsi qu’un historien et un ancien rexiste anonyme.

Le film de Charlier se veut captivant dans le sens où il raconte chronologiquement tous les évènements extraordinaires qui ont formé la vie de Degrelle. Pour cela, le réalisateur a carrément divisé son œuvre en deux parties formant deux épisodes : « Le Chef de Rex » et « Le Volksführer ».

 

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Le Chef de Rex

Dans cette première partie, une voix off nous rappelle que Degrelle et l’un des rares hauts dignitaires nazis célèbres à être encore en vie et à vivre en Espagne. Léon Degrelle apparaît alors à l’écran et commence à raconter.

Né le 15 juin 1906 dans la petite ville de Bouillon dans les Ardennes belges, d’un Père d’origine française et d’une mère d’origine allemande, l’enfant Léon grandit dans une famille catholique élevé à la dure. Enfant de cœur, il se lève tous les jours à six heures pour sonner les cloches et servir la première messe. Il baigne donc dans une éducation religieuse et chrétienne mais également dans la politique. Son père est en effet député provincial du Luxembourg belge. Dés sa plus tendre enfance, le petit Léon rêve de devenir premier ministre.

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Mais il a également déjà un côté aventurier et il part explorer la France et l’Allemagne à bicyclette.

Adolescent, il entre au collège des jésuites. Là bas, il se fait remarquer lors d’un sondage de l’Action Catholique et plus précisément des « Cahiers de la Jeunesse Catholique » consistant à connaître le maître à penser des élèves. Degrelle répondra : Charles Maurras le grand essayiste et poète nationaliste et subversif français. Il organise ensuite une petite campagne auprès des étudiants et parvient à obtenir un vote de 70% en faveur de Maurras. L’affaire prend une ampleur inattendue. Le Cardinal Andrieu de Bordeaux demande au Pape de condamner l’action française et Charles Maurras. C’est là le premier fait saillant du jeune Léon. C’est le début de ses actions.

 

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Plus tard à l’université de Louvain, il est l’animateur du quotidien estudiantin « L’avant-garde » qu’il remplit de copieux canulars. Il devient donc rapidement la star de l’université. Puis il rentre au journal catholique « Le Vingtième Siècle ». C‘est là qu’il fera notamment la rencontre d’Hergé, le père de Tintin avec lequel il deviendra ami. Il effectue alors un reportage sur les taudis et la pauvreté. Il sera si bien réalisé qu’il donnera naissance à un livre préfacé par le ministre du travail de l’époque. Il rédigera ensuite un petit livre sur les conflits entre flamands et wallons. Il écrira plusieurs autres publications de la même teneur mais également des romans.

Monseigneur Picard chef de l’action catholique, lui confie alors une vieille maison d’édition pour ses activités. Degrelle admire Picard et veut avec lui redorer le blason de la religion chrétienne qu’il trouve trop attaché à la bourgeoisie et au capitalisme et pas accessible au peuple. Celui qu’on surnomme « Le Beau Léon » crée alors les éditions « Rex » qui vont devenir une affaire florissante. Degrelle publie énormément d’articles et de brochures en tout genre. Le succès est tel qu’apparaît le terme « Rex Appeal ». Il lance ensuite « Soirée » magazine radio et cinéma. Là encore, le succès est énorme.

 

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En 1932, il se marie avec une jeune fille d’industriel français. Puis il lance l’hebdomadaire littéraire « Rex », en référence à ses éditions. Là encore, le succès vient rapidement, Rex proposant une publication innovante et mettant en avant des textes d’auteurs oubliés. 

Mais Degrelle passe à l’étape supérieure avec sa nouvelle publication « VLAN » qui cette fois, va sur le terrain de la politique. En tant que fervent catholique, Degrelle entend dénoncer tous les hommes politiques catholiques détournant leur foi et donnant dans la magouille financière. Cependant ces gens là ont de l’influence sur le pays et l’Action Catholique derrière Degrelle voit désormais d’un mauvais œil cette attaque de certaines personnalités religieuses haut placées. Le Cardinal Van Roey qui avait préfacé un livre de Degrelle se retourne subitement contre lui. Ces imprimeurs commencent à le lâcher, de même que l’Action Catholique préfère rompre à l’amiable ses relations avec lui. Il se retrouve alors dans une fâcheuse posture.

 

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C’est alors qu’éclate l’affaire de la Vierge de Beauraing. Dans cette ville belge des enfants affirment avoir été témoins d’un miracle : l’apparition de la Vierge Marie. Les foules affluent. Pour Degrelle c’est bel et bien un véritable miracle car c’est ce qui va le sauver. En effet, il obtient l’exclusivité de la publication du récit. Il en tirera un livre qu’il vendra à 700 000 volumes. Quelques mois plus tard, il reproduit le même coup avec la mort du Roi Albert 1er. Sa publication se compose de plusieurs pages de photos (une nouveauté pour l’époque). Ses imprimeurs revoient alors leur jugement. Des dons puis un prêt de son père viennent définitivement sauver Degrelle et les éditions Rex.

En 1934, Rex de plus en plus politisé devient un parti politique (bien que Degrelle l’ait toujours défini comme un mouvement). Bien vite Degrelle s’impose dans son rôle de chef de parti. Un charisme extraordinaire, une éloquence sans pareille et un leadership naturel font de lui l’idole des jeunes et des classes moyennes. Mais Degrelle veut avant tout toucher la masse ouvrière qui représente à ses yeux le cœur de peuple.

 

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A l’époque, certains ouvriers se rendent encore au meeting du parti socialiste. Degrelle fait de même et demande la parole sans cesse jouant les contradicteurs. Si les débuts sont parfois durs et risqués (Degrelle aura même le crâne fracturé une fois au cours d’une bastonnade), bien vite il se fait reconnaître, et les socialistes tombent dans le panneau en l’attaquant par la voie médiatique, lui faisant ainsi une promotion qu’il ne pouvait s’offrir.      

Il s’attaque ensuite farouchement à l’Abbé Moreau lui-même socialiste. Il use même de coups bas en dévoilant une liaison amoureuse entre Moreau et des filles. Moreau sera le premier politique d’une longue « liste noire » de Degrelle qui a la réputation d’assassiner ses contradicteurs en débat.

 

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Par la suite, le chef de Rex organise ses propres meetings et, chose jamais vue auparavant, il fait payer la place 5 francs (assez considérable à l’époque) à ceux qui viennent l’écouter. Degrelle justifie cela habilement en montrant qu’organiser des meeting a un coût (location de salles, affiches…), mais aussi en arguant qu’ici l’argent est celui du peuple et que par conséquent on sait d’où il vient contrairement aux autres partis qui ne font pas payer leurs meetings pour ne pas décourager une foule bien peu nombreuse qui, en revanche, afflue déverser 5 francs pour assister aux discours de Degrelle.    

Le 1er Mai 1935 à Bruxelles, il rassemble 5000 personnes. Il attire surtout les jeunes qui sont nommés « les gamins de Rex ». Tous ses meetings laissent place à la contradiction et aux questions d’intervenants. Il s’attaque ensuite violemment à certains politiques qu’il appelle « les banksters ». Il se rend même à un congrès du parti catholique qu’il dénonce farouchement. Il va jusqu’à fermer à clé les portes de la salle pour que personne ne puisse sortir et il prend la parole de force pour dénoncer les principaux membres du parti assis au premier rang.

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Ses meetings rameutent les foules mais se transforment parfois en bagarre avec les communistes. Alors qu’il lance des attaques envers le ministre Segers, le clergé le renie.

Face à la montée grandissante du rexisme, le gouvernement belge contre-attaque. D’abord via la presse en accusant « Le Beau Léon » d’adultère. Mais surtout, en 1936, ce même gouvernement dissout les chambres et organise des élections anticipées afin de prendre Degrelle de cours. Mais ce dernier réagit très vite et sa victoire juridique sur Segers aide à sa popularité. En 1936, Rex remporte une victoire éclatante aux élections anticipées. Pas moins de 21 sièges à la chambre et 12 au sénat.

Degrelle fait parler de lui à travers toute l’Europe. Il est invité par Mussolini qui bloquera une campagne de dénonciation contre Rex émanant du Vatican. Les deux hommes deviendront ensuite amis. Il sera également convié au Royaume-Uni, suite à une invitation de Churchill par lequel Degrelle sera profondément déçu. Mais cette même année, « le Beau Léon » va surtout rencontrer Adolf Hitler ! C’est assez particulier, car Degrelle avait beaucoup critiqué le Führer à ses débuts. Mais entre les deux hommes le courant passe immédiatement et Degrelle trouve en Hitler un nouvel ami.     

 

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Mais Rex déchante assez vite. Degrelle est rapidement déçu par ceux qui représentent le parti au parlement. Dans sa stratégie de séduire l’électorat ouvrier, il apporte publiquement son soutien à la grève d’Anvers. Ce soutien est d’ailleurs tangible. Degrelle apporte des provisions aux grévistes et envoie même des jeunes femmes rexistes aider bénévolement des foyers ouvriers.

Degrelle finit par séduire aussi bien les ouvriers que les industriels. Il devient alors une grande menace pour les communistes.

 

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Il organise ensuite un meeting à Seraing. Ce rassemblement sera interdit par le bourgmestre Merlot qui déploiera des forces de polices pour bloquer les accès à la place où devait avoir lieu le discours. Degrelle louera donc un bateau mouche et fera son meeting sur la Meuse qui traverse la ville et longe la place prévue pour l’évènement. Certains communistes iront jusqu’à tirer avec des armes à feu en direction de Degrelle. Mais le chef de Rex poursuivra son discours jusqu’au bout.

Ensuite, il organise une marche vers Bruxelles qui rassemble 250 000 personnes et provoque le déploiement des forces de l’Ordre. Cela dit, Degrelle a énormément de sympathisants dans l’armée et la gendarmerie. Mais ce rassemblement est un fiasco. Degrelle est arrêté par la police avant d’être relâché le soir même alors que les rexistes sont contraints de se disperser après des conflits avec les forces de l’ordre.

 

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Le Beau Léon contre-attaque. Du 19 au 24 janvier 1937 il organise « les six jours de Rex ». Six soirs de meetings au Palais des Sports de Bruxelles. La salle manque de place tant les gens affluent par dizaines de milliers. Rex est à son apogée. Là encore le gouvernement décide de contre-attaquer. Le Parlement organise une session extraordinaire. Sur proposition des communistes, tous les partis ne font qu’un derrière le premier ministre Paul Van Zeeland pour contrer Degrelle. Il n’y a donc que deux candidats qui se battent en duel. Mais Van Zeeland a des ressources et des moyens financiers bien supérieurs à ceux de Degrelle qui doit se contenter de ses meetings alors que le premier ministre déploie une véritable campagne de propagande. Lors des meetings du chef de Rex, les communistes armés de massues de fortune, agressent la foule. En moyenne 50 à 60 personnes sont blessées chaque soir de meeting, sans que le gouvernement, qui a déclaré la guerre à Degrelle, ne fasse rien. Degrelle se rend alors dans la Rue haute, le quartier malfamé de Bruxelles, afin d’y recruter des voyous pour contrer les communistes. En seulement quarante huit heures, l’affaire est liquidée. Degrelle tente ensuite de jouer une nouvelle carte à travers Malignes, l’archidiocèse de Bruxelles dont l’archevêque est le Cardinal Van Roey qui l’avait jadis soutenu. Mais il va commettre là la pire erreur de sa carrière politique. Il affirma en effet publiquement que la seule autorité pouvant dire que Rex se trompait était Malignes, qu’il croyait avoir dans sa poche.

 

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Deux jours avant l’élection, le Cardinal Van Roey, l’éminence religieuse la plus influente du pays, condamne publiquement Rex. Il condamne non seulement le vote rexiste mais également le vote blanc ! Il affiche ainsi indirectement son soutien à Van Zeeland. Ce dernier remporte l’élection haut la main alors que le rexisme s’effondre sur lui-même. Des tas de personnes rexistes influentes quittent le mouvement et Degrelle se voit lâché par tous ses appuis politiques qui rejoignent le nouveau gouvernement Van Zeeland.

Mais « Le Beau Léon » n’a pas encore dit son dernier mot. Il lance via ses journaux une violente campagne contre Van Zelland en dévoilant son implication dans des fraudes bancaires. Il se rend même à l’assemblée générale de la Banque nationale pour dénoncer l’escroquerie. L’affaire devient un véritable scandale financier et le cabinet Van Zeeland doit démissionner. Degrelle savoure sa revanche. Le 10 juillet 1938 à Lombeek, portes de Bruxelles, il organise un meeting rassemblant 65 000 personnes. C’est là la dernière heure de gloire du rexisme.                    

 

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Bien vite le système emploie une nouvelle stratégie envers Degrelle. Il le compare sans cesse à Hitler et décrit le rexisme comme le nazisme belge. Cette campagne de diabolisation va porter ses fruits auprès d’une Belgique anti-Allemagne. De plus, la guerre menace. Rex est l’un des premiers mouvements à appeler à la neutralité et au pacifisme.

Alors que l’Allemagne attaque la Pologne, la Belgique tente de rester neutre, mais passe en même temps des commandes d’armements. Pourtant, Léopold III tente en vain de protéger son pays de la guerre. Mais celle-ci est totale. Le 10 Mai 1940, la Belgique est envahie. Peu avant Léon Degrelle et les rexistes ont été arrêtés par le gouvernement belge.

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Le Volksführer  

Commence alors la seconde partie du documentaire intitulée « Le Volksführer ». Il s’agit d’aborder cette fois la partie concernant la seconde guerre mondiale. On retrouve les mêmes intervenants que dans la première, avec en plus Le Colonel de Lovinfosse, ancien combattant allié et le soldat belge le plus décoré, l’abbé Fierens, l’aumônier de la légion SS Wallonie ainsi que plusieurs anciens membres de la résistance belge.

La guerre a donc éclaté et en Belgique on ne pense désormais plus à parler d’élections ou de rexisme mais à survivre. Pourtant certains politiques ne perdent pas le nord et ont bien l’intention de profiter de la situation de chaos engendrée pour régler leurs comptes avec leurs opposants.

 

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Degrelle qui est alors député de Bruxelles est donc en première ligne. Le 10 mai 1940, le ministre Janson organise une opération pour faire arrêter les notables rexistes ainsi que des dignitaires nationalistes. Le prétexte étant qu’ils ont des sympathies avec l’Allemagne d’Hitler. En réalité, il s’agit d’une purge totalement illégale et violant toutes les conventions. Certains hommes politiques comme par exemple Ausguste De Schryver (qui est l’un des intervenants de ce film) se sont même, à l’époque, sentis obligés d’agir pour tenter de faire libérer des parlementaires, qui pourtant étaient leurs ennemis politiques. Mais les demandes n’aboutiront pas.   

Pendant ce temps, Léopold III dirige l’armée belge qui est du côté des alliés. Cependant le général français Gamelin tombe dans le piège d’Hitler en envoyant les meilleures divisions françaises vers la Hollande. Au même moment les panzers allemands franchissent les Ardennes tombent sur la Belgique qu’ils traversent, et crèvent ainsi le front français.

 

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En Belgique, c’est la panique générale, l’armée franco-britannique doit battre en retraite. Des ministres Belges fuient également vers Londres. Le 28 mai, la Belgique rend les armes.

Pendant ce temps, le gouvernement de Janson vend les rexistes emprisonnés à l’armée française comme des « collaborationnistes des allemands ». Parmi ces prisonniers se trouve Degrelle. A sa suite, 21 personnes qui seront massacrées par l’armée française, hommes, femmes et enfants. Pendant un certain temps, on pensa reconnaître Degrelle parmi les cadavres et sa mort fut annoncée officiellement dans les journaux.

En réalité, il est vivant et a été transféré de prison en prison, où il subira la torture mentale (il sera attaché les yeux bandés à un poteau pendant que les soldats s’amuseront à tirer autour de lui) et aussi physique (il sera passé sauvagement à tabac et contraint de boire l’urine de ses geôliers).

 

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Pendant ce temps, la France s’effondre elle aussi face à l’Allemagne. Le Maréchal Pétain signe l’armistice et fonde un nouveau gouvernement. A ce moment là, Pierre Daye, journaliste belge membre important du rexisme, part à la recherche de Degrelle. Pire ! On apprendra qu’il était mandaté par les ministres belges, dont le ministre Janson, pour retrouver Degrelle afin de lui faire part des regrets et des excuses du gouvernement belge qui, ayant senti le vent tourner et le rapport de force s’inverser, espère faire de Degrelle un porte-parole.

Daye finit par retrouver Degrelle par hasard à Carcassonne. Ce dernier a miraculeusement survécu après avoir été interné au camp de concentration de Vernet. Il a été libéré sur ordre du Maréchal Pétain. 

Degrelle retourne en Belgique où il reprend son journal. Pendant ce temps, les socialistes tentent un rapprochement avec le rexisme pour essayer de reprendre en main le pays. Tout est supervisé par Henri De Man le dirigeant du parti ouvrier.

 

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En octobre 1940, Hitler qui va à la rencontre du Maréchal Pétain en France a prévu de remonter vers la Belgique afin de rencontrer dans l’ordre : Degrelle, De Man et Léopold III, afin de discuter de l’avenir de la Belgique et de son nouveau gouvernement. Mais ces rencontres n’auront jamais lieues. En effet, au même moment Mussolini attaque la Grèce. Bien vite son offensive tourne au désastre et Hitler est contraint de voler au secours de son allié. Il s’empare de la Yougoslavie et de la Grèce et prend très rapidement le contrôle des Balkans.      

Plus tard, Leopold III parvient à rencontrer Hitler mais n’en tire absolument rien. La Belgique s’effondre et s’enfonce dans la dépression et la ruine. A ce moment là chez les belges, comme le décrit très bien Robert Poulet, il y’a : « 90 %  d’attentistes, 5 % de collaborateurs et 5 % de résistants ». De leurs côtés, les allemands afin d’avoir le contrôle total sur le pays qui a une industrie intéressante, tentent plus que jamais de monter les flamands contre les wallons. Pendant ce temps, toute l’économie se met inévitablement au service de l’Allemagne et adopte une politique de collaboration.

 

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Le rexisme évolue et prend de plus en plus modèle sur le fascisme : Chemises noires, grand rassemblement, jeunesses du mouvement…. En réalité, ce n’est pas forcément par idéologie. Le rexisme, en tant que mouvement nationaliste belge, est plutôt mal vu par les allemands. Ces derniers créent mêmes des mouvements d’opposition pour renverser la figure de Degrelle. Celui-ci prend donc modèle sur l’occupant pour rester dans la ligne. Mais cette stratégie du chef de Rex ne vise pas uniquement la survie du parti. Il cherche à attirer l’attention d’Hitler sur la Belgique afin de mettre en place des solutions pour relever le pays (sans doute Degrelle y voit aussi une occasion pour ses ambitions politiques).

Cependant, Hitler a à nouveau les yeux tournés ailleurs. Dés 1941, il lance l’offensive contre l’URSS et son attention est désormais cadrée sur le front de l’Est.

Degrelle y voit là encore l’occasion de s’imposer et de ramener la Belgique au premier plan. Il fait un appel à la jeunesse belge pour aller combattre sur le front russe aux côtés des allemands. Il y voit également l’opportunité de détruire définitivement le communisme, qu’il considère comme le pire des fléaux, mais également de construire une Europe nouvelle et unie. Il n’est d’ailleurs pas le seul, puisqu’à l’époque, des tas de jeunes européens (français, belges, italiens, espagnols, hollandais…) parfois mêmes anti-allemands, partent lutter aux côtés du troisième Reich, tous rassemblés dans cette volonté de combattre le communisme et le bolchevisme.    

 

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Degrelle fonde donc la Légion Wallonie qu’il compte envoyer sur le front. Son rêve est de l’intégrer à la Waffen SS. Mais on ne rentre pas dans cette section spéciale comme ça. De plus, à l’époque les allemands continuent à favoriser les flamands qui ont eux aussi formé une légion qui elle, est intégrée directement à la SS. La Légion Wallonie de Degrelle est pour sa part incorporée à la Wehrmacht.

Robert Poulet affirme alors avoir joué un rôle dans l’engagement de Degrelle. A l’époque Poulet dans ses articles critiqua beaucoup l’idée de cette légion « wallonie ». Degrelle le lui reprocha et Poulet lui répondit « quand je ne vais pas moi-même me battre, je n’envoie pas les autres se battre à ma place », Degrelle piqué au vif répliqua « Est-ce pour moi que vous dites une chose pareille ? », « Parfaitement c‘est pour vous » répondit Poulet, sur quoi, Degrelle déclara « Bien ! Je m’engage ! ».

 

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Et Degrelle s’engagea dans la légion Wallonie. Hitler en l’apprenant, voulut le nommer immédiatement lieutenant. Mais Degrelle refusa catégoriquement pour être engagé comme simple soldat et partir prendre part à la plus grande guerre que l’Europe ait connu. Avant de partir, Degrelle fit un discours en affirmant aller se battre pour la Belgique et pour l’Europe. Au début, beaucoup de belges vivront mal le fait de devoir porter l’uniforme de l’Allemagne, le pays qui les avait envahis en 1914 et en 1940.

La légion Wallonie est envoyée sur le front d’Ukraine, Degrelle n’est alors qu’un simple soldat mitrailleur. La vie est rude entre la neige, la boue gelée, la glace et le climat très bas. Bien vite, un tel environnement pose des problèmes de ravitaillement pour la légion qui combat farouchement l’armée rouge. Degrelle connaît ses premières blessures, mais son acharnement au combat lui vaut le grade de caporal et la croix de fer deuxième classe.  

 

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Pas la suite, il va également atteindre le rang de lieutenant et recevoir la croix de fer première classe. Mais plus la légion s’enfonce vers l’est, plus les choses deviennent difficiles. Les légionnaires vont de traquenards en traquenards. Ils combattent jour et nuit et essuient de lourdes pertes. Durant cette période, Degrelle sera blessé plusieurs fois sans avoir la possibilité de rejoindre un hôpital. Les renforts viendront à leur secours. Les wallons, grâce à leurs faits d’armes, auront une permission pour retourner chez eux. De passage en Allemagne, Degrelle compte enfin concrétiser son objectif : faire entrer la légion Wallonie dans la Waffen SS. Il a l’appui du général Steiner, chef de la légion SS Viking.

Mais Lors de son séjour en Allemagne, Degrelle croit voir se profiler l’annexion totale de la Belgique par l’Allemagne. Inquiet, il donne un discours au Palais des sports de Bruxelles. Il y déclare, au grand dam de beaucoup de belges et notamment de rexistes, que les wallons sont des peuples germaniques. Il s’agit là d’une stratégie pour séduire les dignitaires allemands. Mais les belges le prendront plutôt mal. Degrelle donnera également un meeting au Sport Palace de Berlin devant des ouvriers belges et français. Mais à cette époque, l’ancien chef de Rex doit également négocier l’entrée de la SS avec le Général Berger, or, les deux hommes se détestent mutuellement.

 

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Au final, alors qu’il part passer deux mois à la côte d’Azur, Degrelle est contacté par Himmler qui lui envoie son train personnel afin de le rencontrer. Himmler est prêt à faire rentrer la Légion Wallonie dans la Waffen SS. Pour Degrelle ce n’est pas uniquement le goût du prestige. Il pense que la SS est une armée plus européenne que la Wehrmacht et en déduit que politiquement cela peut l’aider. Mais l’idée de rentrer dans la SS ne plaît pas beaucoup à de nombreux légionnaires, qui en rejettent l’aspect politique et athée. Cependant Degrelle va parvenir à négocier avec Himmler des conditions inimaginables. Ils pourront garder leur commandement, conserver également la langue française comme langue officielle de la légion, ainsi que leur drapeau de bourgogne. Mais le plus difficile à faire passer sera de conserver l’aumônier du régiment, car on n’avait jamais vu un seul curé catholique dans la SS. Degrelle saura pourtant trouver les mots et fera même faire à Himmler un accord écrit, signé par ce dernier un peu à contrecœur.

Mais Degrelle va aller plus loin en parvenant à faire adhérer Himmler à ses idéologies et notamment à son rêve d’un grand état de Bourgogne indépendant.

 

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Degrelle repart donc pour le Front de l’Est en tant que Waffen SS. Mais le vent tourne. Après les batailles de Stalingrad et de Koursk, les allemands doivent battre en retraite. Ils sont harcelés sans cesse par les armées rouges. En janvier 1944, des troupes allemandes, dont la légion Wallonie, se retrouvent coincées et encerclées à Tcherkassy, pendant vingt trois jours, contraintes de manger de la neige. Le climat ne les aide pas, puisque de violents orages aggravent encore la situation. Les pertes sont très lourdes. Le commandeur étant mort, Degrelle prend sa place naturellement. Les allemands veulent alors tenter de façon désespérée de rompre l’encerclement. Degrelle se porte volontaire lui et ses hommes pour couvrir l’échappatoire de ses alliés. Il parviendra à tenir le front et à s’échapper à son tour, pendant que des renforts venaient vers eux. Himmler envoie à Degrelle son avion personnel pour le ramener en Allemagne afin d’y être décoré. Léon Degrelle reçoit alors la Ritterkreuz (le troisième niveau de croix de fer) des mains d’Hitler en personne. C’est à ce moment là qu’Hitler lui aurait dit « Si j’avais eu un fils, j’aurais voulu qu’il soit comme vous ».

A cette époque, Degrelle prend de plus en plus d’importance en Allemagne et s’attire même les faveurs d’Hitler. Il est reçu pour des meetings à Berlin et à Paris. Les soldats de la légion Wallonie sont les invités d’honneur du ministre Goebbels. Degrelle est promu Hauptsturmführer et défile en Belgique en uniforme devant une foule immense de milliers de gens. C’est l’apogée de sa gloire. Sa stratégie a porté ses fruits et il a désormais à sa botte tous les dignitaires allemands qui entravaient son parcours politique en Belgique.  Le même soir, il donne un discours au Palais des Sports et évoque l’idée d’une Europe hitlérienne et d’un état de Bourgogne pivot de l’occident.

 

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Cependant en Belgique, les choses vont mal. La résistance commet des attentats contre des civils, de même que certains rexistes qui se sont détachés du parti désormais dirigé par intérim par Victor Matthys. Le frère de Léon Degrelle, un pharmacien, est assassiné sous les yeux de ses filles par des résistants. Hitler ordonne alors l’exécution de trente otages bouillonnais en représailles. Mais la mère de Degrelle, bouillonnaise, demande à son fils d’intervenir pour empêcher cette vengeance. Degrelle parviendra à obtenir la grâce des trente otages. Le cercle vicieux continuera cependant. Des dignitaires rexistes seront assassinés avec leurs familles et certains militants du parti se vengeront à leur tour de façon horrible. Degrelle, que certains ont soupçonné à tort d’avoir une part de responsabilité dans les représailles, fut totalement absous par la commission de crimes de guerre de toute participation à ces actes.                       

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A ce moment là du conflit, il gagne la Pologne pour y rejoindre la SS Wallonie désormais composée de 3000 hommes. Mais en 1944, les alliés débarquent en Normandie. A l’est, la poussée soviétique fait radicalement reculer les allemands. Une fois de plus, Degrelle est choisi pour couvrir la fuite de l’armée allemande. Mais il va carrément réussir à repousser l’armée soviétique. Hitler lui enverra alors son avion personnel pour le ramener en Allemagne où il recevra Les Feuilles de Chênes (plus haute distinction allemande), la grande plaque du corps à corps en or et la médaille d’or des blessés. Hitler le nommera également Volksführer (chef de peuple). Il prendra part à la Bataille des Ardennes. Mais les alliés finissent par prendre le dessus dans ce conflit et pénètrent en Allemagne. La SS Wallonie, est envoyé à l’est pour contenir la poussée des soviétiques. Mais cela ne suffit pas, l’Allemagne s’effondre, la guerre est perdue pour elle. Degrelle en a conscience et récupère des papiers d’ouvriers étrangers pour permettre à ses hommes de s’enfuir et d’échapper aux représailles meurtrières des alliés. Il en sauvera 3700. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide dans son bunker. Le 2 mai, sur ordre d’Himmler, Degrelle gagne Copenhague. Mais le 5 mai, les anglais arrivent au Danemark. Degrelle parvient à s’échapper en barque et atteint Oslo. Le 8 mai, c’est la reddition générale. Degrelle s’empare alors d’un avion avec pour but d’atteindre l’Espagne. Cependant, il y’a à parcourir un périple de 2300km, or le Heinkel n’a de réserves de carburant que pour 2100 km. Au début Degrelle et ses hommes pensent même voler vers l’Ecosse puis faire demi-tour pour faire croire qu’il s’agit d’un avion anglais. Mais ils sont rapidement repérés. La chasse se met à leur poursuite, et la DCA cherche à les abattre. L’avion parvient tout de même à traverser toute la France en échappant aux alliés, mais l’inévitable se produit. En manque de carburant, les moteurs tombent en panne. L’avion parvient à atterrir en catastrophe sur une plage de San Sébastian où il heurte un rocher. Degrelle s’en sort avec de graves blessures (il restera plâtré 15 mois). Paradoxalement, ses blessures vont le sauver, car étant totalement intransportable, il ne sera pas livré au alliés en même temps que le ministre français Laval. En effet, la Belgique l’a condamné à mort dans une parodie de procès expéditif.

 

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Par la suite, les alliés vont tout faire pour avoir Degrelle. Ce dernier accepta cependant de se rendre à trois conditions : la première, que soient libérés tous ses camarades de combat ; la seconde, avoir droit à un procès légal et équitable filmé et retransmis par la radio et la dernière, qu’il puisse comparaître en uniforme avec ses décorations. Ces conditions seront rejetées, l’idée même d’un procès légal et équitable est inconcevable pour le gouvernement belge.     

Pour forcer la main aux autorités espagnoles qui refusaient de le livrer, on chercha à l’inculper pour crimes de guerre, mais une fois encore, la commission des crimes de guerre, ne put retenir aucune charge ou accusation contre lui. Mais face à la pression des alliés, l’Espagne accepta d’expulser Degrelle à la frontière portugaise. Mais en réalité, un simulacre sera organisé, et un homme se faisant passer pour Degrelle aiguillera les services de recherches sur une fausse piste. Pendant ce temps Degrelle se réfugie ailleurs en Espagne. Durant les années qui suivirent, il ira de refuge en refuge.

 

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Le colonel de Lovinfosse, héros de guerre est alors chargé d’organiser le rapt de Degrelle avec la complicité des services secrets français et espagnols. Mais la première tentative échoue. La seconde sera stoppée par le secrétaire de Paul-Henri Spaak, ministre belge des affaires étrangères. 

Etrangement, Spaak va par la suite tout faire pour empêcher le rapt de Degrelle. Ce dernier a toujours affirmé que Spaak craignait les révélations qu’il pourrait faire. Le juge Mélot qui a participé à cette émission n’en croit rien et organisa à l’époque lui aussi un rapt de Degrelle. Pourtant, comme ses prédécesseurs, il sera stoppé et découvrira que le gouvernement Belge n’avait aucune intention de faire revenir Degrelle alors même que, selon Mélot, l’Espagne était prête à le livrer.

 

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Un commando israélien tentera lui-même l’expérience sans plus de succès. « Chance Degrelle, Chance éternelle » disaient les hommes de la légion Wallonie.

Degrelle fut déchu de sa nationalité belge. Alors que sa peine arrivait à prescription, le gouvernement belge inventa la Lex Degrelliana qui permettait de prolonger de 10 ans le délai de prescription de Degrelle. Dix ans plus tard, Degrelle était toujours là, et c‘est alors qu’un décret ministériel le déclara indésirable.     

Depuis lors, Degrelle a vécu en Espagne. Au moment de ce documentaire, il y’est toujours et se porte à merveille. C’est ainsi que Charlier a pu aller l’interviewer. Peut être a-t-il pris contact avec Degrelle grâce à leur ami commun Hergé. Toujours est-il que cet entretien est le fil conducteur du documentaire.           

 

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Charlier réussit donc là un coup de maître. Jamais un haut-dignitaire nazi n’a pu s’exprimer aussi librement à l’écran. Le réalisateur est donc totalement neutre et laisse le spectateur juger entre les différentes parties qui s’expriment.

Indéniablement, on tient l’un des personnages les plus importants et surtout les plus fascinants du Vingtième Siècle. Degrelle est sans conteste un homme extraordinaire au parcours incroyable. Ce qui frappe d’emblée lorsqu’on le voit ici s’exprimer librement, c’est la puissance, le charisme et le dynamisme qu’il dégage. On comprendra en le voyant le succès du rexisme dans les années 30. Il envoûte littéralement son public.

 

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Ce qu’il y’a de bien, c’est que ce documentaire, contrairement à ceux actuels qui laissent parler des historiens minables, donnent la parole à ceux qui ont vécu l’histoire et ceux des deux bords (et même les neutres). Du reste, le tout est très bien réalisé. La musique est très bien et le film est très riche en documents, photos et surtout films d’époque. Tout est là pour nous replonger dans ces pages historiques.

A la fin Degrelle tire un constat sur sa vie et le monde moderne. Si le personnage confesse avoir commis des erreurs, il ne regrette rien, son seul regret est d’avoir échoué. Il reste persuadé d’avoir lutté du bon côté et reste certain que la victoire de l’autre camp aurait donné naissance à une Europe solide. Il affirme vouloir continuer à lutter et il le fera jusqu’à sa mort en 1994.

 

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Evidemment à sa sortie, le documentaire sera très mal vu, et passera rapidement aux oubliettes. Porté disparu pendant des décennies, il réapparut sur la toile.

A travers ce film, on découvre un personnage vraiment fascinant ! Qu’on l’aime ou non, qu’on soit d’accord ou pas avec ses idées, on ne peut que reconnaître le caractère exceptionnel et extraordinaire d’un tel homme. C‘est d’ailleurs ce qu’en dit le général Lovinfosse, l’un de ses ennemis militaires avant et après la guerre. Ce dernier reconnaît la valeur de Degrelle et rappelle qu’il n’a jamais été un criminel et s’est même comporté en héros sur le front. Car oui, Léon Degrelle a été un héros de guerre et il était aussi un homme de conviction et de valeurs. Il ne s’est pas contenté d’envoyer sur le front des milliers de bougres, il y est allé ! Combien d’hommes politiques sont allés défendre leurs idéaux jusque sur le front à cette époque ? Un seul à ma connaissance : Léon Degrelle !

 

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Depuis, il est devenu un mythe, une véritable légende. C’est aussi pour cela que c’est un personnage tabou et subversif, son côté légendaire, aventurier, éternel survivant, mêlé au nazisme déplaît à l’intelligentsia.

On tient là le meilleur film sur Léon Degrelle. Un chef d’œuvre du documentaire comme on n’en fait plus.

 

 

Note : 20/20