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Catégorie : Cinéma

Genre : Aventure, Science fiction

Année : 2015

Public : Tous Publics

Durée : 1H59

Nation : USA

Réalisateur : Colin Trevorrow

Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vincent d’Onofrio, Nick Robinson, Ty Simpkins, Irrfan Khan, B.D Wong, Omar Sy

Synopsis : 20 ans se sont écoulés depuis l’incident de Jurassic Park. Après tant d’années, le rêve de John Hammond s’est enfin réalisé sous le nom de Jurassic World : un immense parc à thème où des dizaines de milliers de visiteurs viennent admirer des dinosaures en chair et en os. Cependant, pour répondre aux attentes d’un public vite lassé, les concepteurs ont crée Indominus Rex : un nouveau dinosaure, fruit de manipulations génétiques mélangeant l’ADN des plus grands carnassiers du crétacé. Le résultat : un super prédateur imposant et terrifiant. Et lorsqu’il parvient à s’échapper de son enclos, le chaos s’empare de l’île et le cauchemar recommence.     

 

Analyse critique :

(Attention SPOILERS !)

Il aura fallu attendre 14 ans avant qu’un nouvel épisode de la saga Jurassic Park voit enfin le jour. Attente longue mais qui a une explication. En réalité, l’idée d’un « Jurassic Park 4 » n‘est pas du tout nouvelle. Mais pour mieux comprendre tout ça, il faut en revenir aux origines de la saga.

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En 1993, Steven Spielberg touchait le gros lot en adaptant le roman Jurassic Park de Michael Crichton. Avec plus du 900 millions de dollars de recettes, le film devenait à l’époque le plus rentable de l’histoire du cinéma. Succès oblige : une suite devait voir le jour. Spielberg ne manquera pas l’occasion de se faire un petit billet et réalisera un second film, basé là encore sur un roman de Crichton, et intitulé Le Monde Perdu : Jurassic Park. Ce second opus, techniquement superbe, se révélait cependant décevant. La faute à un scénario plat, banal et inintéressant avec en plus des doses insupportables de féminisme et d’écologie. Ce second épisode rencontra certes du succès qu’il dut au final beaucoup plus à la notoriété de l’épisode précédent qu’à ses qualités discutables.

 

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Mais l’appât du gain est toujours plus fort, et on nous pondait Jurassic Park 3 ou cette fois-ci, même Spielberg n’osait même plus se mouiller en laissant les  manettes à Joe Johnston qui dût composer dans des conditions de tournages déplorables. Là encore les clichés étaient de mise et les tentatives d’innovations laissaient mitigés, sans compter la faiblesse technique par rapport aux opus précédents. C’était clair, Jurassic Park était devenu une trilogie et maintenant il était temps que ça s’arrête surtout au vu des derniers né.        

Et pourtant ! Rapidement l’idée d’un quatrième épisode surgit. Il faut dire que les studios sont toujours avide de dollars et choisissent les solutions les moins risquées et les plus lucratives. Mais en l’occurrence, même les fans, déçus des deux suites, demandaient un quatrième film pour tenter de rectifier le tir. Dés 2002, Spielberg annonçait un quatrième épisode réalisé par Joe Johnston (réalisateur du troisième). Des rumeurs couraient alors sur une sortie prévue pour 2005. Déjà, L’acteur Sam Neil parle même de reprendre le rôle d’Alan Grant. Stan Winston affirme travailler sur le projet en collaboration avec le paléontologue Jack Horner. Mais lorsque Stan Winston et Michael Crichton (auteur des bouquins) décèdent, le projet est sérieusement compromis.

 

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Il commence cependant vraiment à faire le buzz sur le net à partir de 2009. On parle alors d’un nouveau film baptisé « Jurassic Park 4 : Extinction ». En réalité, les rumeurs n’ont rien d’officielles. On a même su qu’elles découlaient en partie des travaux préparatoires oubliés de Jurassic Park 3 qu’il avait été question de baptiser « Jurassic Park : Extinction » au début de sa genèse. L’idée avait cependant été rapidement oubliée. Mais elle repartit de plus belle. Visiblement, au vu des rumeurs, ce « Jurassic Park 4 : Extinction » se baserait une nouvelle fois sur Isla Sorna, où les dinosaures auraient contracté un virus qui auraient été à l’origine de leur extinction il y’a 65 millions d’années. Ce virus, transmit par les dinosaures, pourrait menacer l’humanité qui désormais devrait éliminer tous les dinosaures conçus par InGen pour éviter que l’espèce humaine ne s’éteigne. Honnêtement le speech est intéressant et aurait permis à la saga d’aller vers des contrées plus sombres. Le projet semble soudain dépasser le stade de la rumeur et les fans ont envie d’y croire. Dés 2012 des fuites sont relayées par les médias, visiblement cet épisode mettrait en scène une nouvelle espèce de dino apparenté à un dinosoroïde ou plus précisément dinosaure humanoïde. Des croquis préparatoires sont mêmes diffusés. L’idée vient probablement d’une œuvre du taxidermiste Ron Seguin qui avait présenté sa vision du troodon comme un dinosoroïde. Cette idée qui fait le buzz, choque les fans qui y voient un sacrilège enfonçant définitivement la saga dans le navet. Le dinosaure humanoïde sera donc abandonné en même temps au final que le projet intéressant de « Jurassic Park 4 : Extinction » qui n’a jamais vraiment été officiel.

 

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Pourtant le projet existe bel et bien. Au début des années 2010, cependant en termes de dino, Spielberg se concentre sur sa série ratée Terra Nova qui sera un flop logique. Le projet « Jurassic Park 4 » ressort alors. Mais ses créateurs le reprennent à zéro et le rebaptise « Jurassic World », c’est donc ici que commence l’histoire qui nous intéresse. Le nom de Colin Trevorrow à la réalisation est rapidement évoqué et l’acteur Chris Pratt fait le buzz avec une vidéo diffusée sur le net où il affirme qu’il sera dans le casting de ce nouveau film.

L’absence de Spielberg à la réalisation est déplorée. Le réalisateur Colin Trevorrow affirme que le film ne sera ni un reboot, ni un remake mais une suite directe du premier et le début d’une nouvelle trilogie. Il annonce également la présence d’un nouveau dinosaure qui ne restera pas longtemps secret, puisque la promo des produits dérivés qui précéda la sortie du film dévoila le visuel de la créature en question.

 

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Jurassic World sort donc au cours de l’été 2015.

Trevorrow l’a déjà dit, il s’agit d’une suite directe du premier. Les deux suites initiales que sont Le Monde Perdu : Jurassic Park et Jurassic Park 3 ont donc totalement été oubliées pour écrire ce nouveau film. Trevorrow et les scénaristes ont travaillé comme si ces deux suites n’avaient jamais été réalisées, ce qui n’est vraiment pas plus mal. On peut même dire qu’avec cette optique, Jurassic World part sur de bonnes bases.

Mais qu’en est-il alors de ce nouveau film qui fait directement écho au premier ? Ne tournons pas autour du pot : Si le premier restera de loin indétrônable, ce Jurassic World s’impose sans aucun doute comme la meilleure suite qu’il y’est été donnée. Le film a certes des défauts et autant donc commencer par le mauvais.

 

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Les défauts les plus visibles ne se situent pas sur le plan technique. Premièrement, on pourra reprocher au scénario d’être assez conventionnel et de faire de Jurassic World un quasi-remake de Jurassic Park. Certes, c’est un peu : « on prend les mêmes et on recommence », car on le sait le concept de ce genre de film n’est pas vraiment renouvelable. Parmi les personnages, beaucoup de stéréotypes, on aura l’occasion d’y revenir, mais le plus grossier reste celui de Simon Masrani, le nouveau propriétaire qui est un gentil milliardaire qui ne pense pas du tout au profit mais uniquement à faire plaisir aux gens. Certes, ça découle un peu du protagoniste de John Hammond, mais c’était plus fin le concernant (je parle par rapport au premier film). On notera aussi plusieurs incohérences, par exemple : un dinosaure aussi intelligent soit-il ne peut pas ruser à ce point et encore moins saisir l’utilité s’arracher son émetteur GPS. On pourra aussi difficilement concevoir qu’un animal tue « pour le plaisir » (« par instinct » aurait été un terme plus approprié). On pourra également reprocher le fait que deux animaux d’espèces différente s’unissent contre un mal commun, mais ceci dit la nature nous a montré des unions incroyables donc pourquoi pas.  L’un des défauts de Jurassic World en fait c’est de trop vouloir humaniser certains dinosaures. On pourra aussi tiquer sur un ado et un gamin qui remettent en état, une voiture qui n’a pas tourné depuis 20 ans, comme si c’était « la malibu de papi ».

 

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Des incohérences donc, mais dans le fond on ne va pas voir Jurassic World pour chercher du réalisme. Et le film parvient à garder le spectateur, car même quand il joue dans la surenchère, ça se révèle ludique.

Après certains points sont mitigés. Par exemple on appréciera la nostalgie et les clins d’œil au premier opus, mais à force d’en abuser ça fini vite par devenir pesant et la surabondance de références peut avoir tendance à dépersonnaliser le film.

 

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L’autre point mitigé, c’est les personnages. Comme je l’ai dit, ils sont tous très stéréotypés et caricaturaux. On retrouve beaucoup de clichés, notamment sur les personnages des enfants et de Claire la directrice du parc. On peut même dire que c’est parfois gros comme une maison, à tel point que ça paraît être un parti pris volontaire. Mais cela n’empêche nullement ces personnages de devenir attachants. On peut même dire qu’on n’en avait pas eu d’aussi attachants depuis le premier film. La clé en est le retour aux fondamentaux. Fini les féministes, écolos ou famille de ringards. Retour au traditionalisme avec un Chris Pratt très « Eastwoodien » dans le rôle d’Owen Grady : le mâle viril et macho qui est l’élément fort du groupe et le sauveur, alors que Bryce Dallas Howard d’abord réticente et prompte à affirmer son autorité hiérarchique prend plaisir à le suivre et tient absolument à garder ses talons pour l’aventure. On en revient au personnage féminin du vieil Hollywood et ce n’est pas sans déplaire. Les enfants sont quant à eux à leur place, ils feront beaucoup de connerie et c‘est « papa owen » qui devra réparer les pots cassés. Pas bienpensant du tout mais réaliste ! Beaucoup plus réaliste que des gamins survivors qui sauvent les adultes incapables, dans des séquences souvent ridicules comprenant parfois pirouettes et acrobaties pour combattre un vélociraptor.

 

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Ce retour aux fondamentaux et aux vieux stéréotypes est paradoxalement plein de fraîcheur et nous change des enfiottés ou garçons manqués qu’a l’habitude de nous servir Hollywood. Les acteurs principaux sont par ailleurs quasiment tous charismatiques, (mention spéciale pour Chris Pratt une fois encore) malgré les clichés inhérents à leurs personnages.

On retrouvera également avec plaisir le docteur Woo qui a visiblement basculé du côté obscur de la force.

 

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Vincent d’Onofrio incarnera quant à lui le grand méchant du film. Son personnage est également très caricatural et lui aussi pleins de clichés.

Concernant la BO, on sera très contents de retrouver les superbes thèmes de John Williams, cela dit les nouveaux thèmes sont également bons sans être exceptionnels pour autant.

 

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Au final, Jurassic World contient beaucoup de défauts et de points mitigés. Cela dit, ils sont largement compensés par le reste. Il y’a une phrase de Steven Spielberg à propos du premier film qui est géniale, où il attribue le succès aux dinosaures. Il déclare : « Les gens sont allés voir et revoir Jurassic Park plusieurs fois pour voir des dinosaures, pas parce que le héros a une scène touchante avec des enfants dans un arbre ». C’est également cette phrase que je retiendrai. Le plus important dans Jurassic World, ce n’est pas les personnages, qui trop profonds auraient parasité le cheminement de l’intrigue, ou un scénario qui, trop complexe aurait cassé le rythme. Non ! Le plus important c’est les dinos. Et à ce niveau là on est quand même gâté !

 

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Sur les dinosaures cependant, un reproche a été fait : le manque de plumes. En effet, vu le temps qui s’est écoulé, Jurassic World aurait pu prendre en compte et même jouer carrément sur les dernières données paléontologiques. Aujourd’hui on est quasiment sûr que certaines de nos chères créatures mésozoïques avaient des plumes. Jurassic World aurait pu en profiter pour livrer des nouveaux designs de dinos. Mais on comprend qu’ils n’ont pas voulu prendre le risque de bousculer et de dépayser le spectateur habitué à voir des bêtes écailleuses depuis le début de la saga. L’idée leur a sans doute paru extravagante et les créateurs ont probablement eu peur de donner à leurs animaux des airs de poules ou de pintade. Et pourtant, certains croquis et dessins ont prouvé qu’on pouvait faire des dinos plumés très réussis et très design. La prise de risque aurait pu être intéressante. Cela dit, les dinos qu’on peut voir sont très beaux.

 

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Là encore, ils sont à la fois le fruit d’animatroniques et de CGI comme dans le premier film. Le T-Rex est d’ailleurs censé être la femelle du premier film qui a du coup été vieilli et couverte de cicatrices pour ce film. Les raptors ont quant à eux été colorés. D’ailleurs ils vont encore prendre davantage d’importance dans cet opus. Puisqu’en fait, on découvre qu’ils sont dressables et c’est à cette tâche délicate que s’adonne le personnage de Chris Pratt. L’idée peut paraître exagérée, pourtant en partant du principe que ce sont des animaux très intelligents, elle est tout à fait plausible. De plus, elle suit au final non seulement la continuité de la saga mais permet aussi d’apporter quelque chose de nouveau. Le raptor, qu’on nous a toujours imposé comme le grand méchant autrefois, devient ici un personnage plus complexe. On est là dans un retournement qui peut rappeler le cheminement de l’androïde d’Alien : Le huitième passager à Aliens : le Retour, ou celui du T-800 de Terminator à Terminator 2. Cela dit, le raptor ne devient pas non plus un gentil dino, loin s’en faut et on va voir que leur dressage va vite montrer ses limites. L’idée du dressage prend même une part inhérente dans le scénario, elle est donc une fois encore bien exploitée.  

 

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Quant au nouveau dinosaure qui devient la grande menace, il s’agit de l’Indominus Rex. Un terrible carnassier hybride conçu génétiquement. L’idée de remplacer le T-Rex est bien vue et avait déjà été utilisée dans Jurassic Park 3. Sauf que contrairement à ce dernier, Jurassic World saura mieux gérer la rivalité avec le T-Rex et n’entachera pas celui qui est l’icône de la saga. Mais ce qui est sympa, c’est que ce dinosaure a été inventé de toute pièce par l’équipe du film. Qui dit nouveau dino, dit champ libre à tout. Pourtant sur ce point là encore, il n’y a pas de prises de risques et si l’Indominus ou I-Rex est plus que crédible, il manque tout de même d’originalité. Les créateurs ont tenté de lui en donner en lui conférant des capacités de camouflages comme un caméléon ou une sèche. Cette idée n’est pas nouvelle puisqu’elle se trouvait déjà dans le roman Le Monde Perdu de Michael Crichton qui l’appliquait au Carnotaure. Cependant, si Crichton l’exploitait bien, ici elle sert juste à épater la galerie le temps d’une séquence et apparaît comme secondaire voire inutile. Bref pour un nouveau dino on aurait pu attendre plus d’originalité. Après la bestiole reste très bien foutue et vous procurera de bons moments. Certains ont voulu voir à travers l’I-Rex une métaphore de Daesh. Original comme idée ! Surtout si l’on s’en tient au fait qu’il a été conçu de toutes pièces par ceux qui vont par la suite le combattre ou prétendre le combattre.  

 

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Après, nous aurons différentes variétés et nous les verrons en action très souvent. Des ptéranodons aux ankylosaures, en passant par les eudimorphodons, diplodocus et autres tricératops et stégosaures. Avec en prime un mosasaure géant !

Cependant, pour en terminer avec les dinos, s’ils sont bien faits, on ne retrouve là encore pas le degré de réalisme qu’avait atteint Spielberg avec le second opus.

 

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Pour autant les dinos sont quand même un point positif du film et ce n’est pas le seul. On sera très content de retrouver Isla Nublar l’île oubliée par les suites au profit d’un site B peu ludique nommé Isla Sorna. Je le répète depuis la première chronique dédié à Jurassic Park, ce qui a fait l’originalité de cette histoire, c’est son décor de parc d’attraction ultramoderne mélangé à la jungle primitive qui offre un aspect très ludique. Colin Trevorrow l’a parfaitement compris et c‘est pour ça qu’il a refait lui aussi un parc d’attraction en voyant les choses en plus grand. Il a « dépensé sans compter » et a poussé le concept du premier Jurassic Park encore plus loin. Ici, nous ne sommes plus dans un zoo expérimental qui attend son visa, nous sommes dans un géant parc à thème ! Des décors fabuleux dernier cri avec attractions, monorail, sphères mobiles, canoë sur une rivière où de grands sauropodes viennent s’abreuver, aquarium géant ! Et surtout des dizaines de milliers de victimes potentielles ! Tout y’est ! Il n’y a plus qu’à lâcher les théropodes prédateurs. L’aspect parc d’attraction est donc encore plus exploité que dans le premier et c’est un régal de voir nos dinos se déchaîner en détruisant ce décor ultramoderne fruit du capitalisme américain.

 

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Sans compter l’action à gogo sur un rythme effréné. Pas le temps de s’ennuyer, les péripéties avec des dinos s’enchaînent. Les scènes d’actions sont par ailleurs très bien foutues. On retiendra les attaques de l’I-Rex, la course avec les raptors en moto et la traque dans la forêt. Puis aussi la fameuse scène des ptérosaures échappés de la volière. On se souvient que pour le premier film Spielberg n’avait pas pu faire la fameuse séquence de la volière figurant dans le livre. Joe Johnston lui avait finalement donné vie dans le troisième opus. Mais comme Trevorow ne tient pas compte de ce film, il crée lui aussi sa propre séquence qui va plus loin. Cette fois, c’est une nué de ptérosaures qui s’échappent de la volière et vont attaquer les touristes. Certains passages sont mêmes assez violents. On retiendra également le final qui fait littéralement dans la démesure. Vous l’aurez compris Colin Trevorrow nous en met plein la vue en misant pas mal sur l’aspect spectaculaire et grand spectacle.

Autant le dire, on en a pour notre argent !

 

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Mais que vaut Jurassic World sur le fond ? On retrouve en réalité la même thématique que le premier en plus poussée. A savoir les dérives de la génétique. C’est certes mené avec beaucoup moins de philosophie mais ça va plus loin dans le sens où ici l’homme crée carrément une nouvelle créature. Le tout sur fond de magouilles militaires qui veulent utiliser des prédateurs dinosaures pour la guerre. Idée qui n’est pas nouvelle, mais qui se tient, puisque des animaux intelligents ou dressés comme des chiens ou des dauphins servent à ces pratiques. 

Au final, rien de neuf à l’horizon. Un constat s’impose, Jurassic World se situe dans la lignée des autres suites et n’apporte rien de plus au premier film. Il contient également des défauts que nous avons évoqués.

 

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Au final beaucoup ont reproché à Jurassic World d’être un blockbuster sans âme donnant dans le fan-service. Force est de reconnaître que tout ça est vrai ! Mais pourtant ! Et paradoxalement ! Il se révèle meilleur que les deux premières suites données. On retrouve ici vraiment l’ambiance de Jurassic Park et c’est au final un bel hommage sur plus d’un point. Je repense notamment au plan final avec le T-Rex qui permet aux déçus du troisième film de savourer leur revanche concernant la star de la saga. Mais surtout, on retrouve le rythme du premier film, et l’action fonctionne mieux que dans n’importe laquelle des suites. Par ailleurs, comme je l’ai déjà dit, Jurassic World pousse plus loin le concept du premier en exploitant davantage le décor de parc à thème géant. De plus, on tient là l’épisode le plus sanglant et le plus meurtrier de la saga (plus que Le Monde Perdu). Bref ça envoie du lourd !

 

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Qu’importe si sur le fond le film comporte des défauts, Jurassic World remplit très bien sa fonction première de divertissement et ne s’encombre pas d’un débat écolo dépassé ou d’une histoire de famille niaise. Il délivre tout simplement la marchandise ! Là t’en as pour ton pognon et tu ressors de la salle vidé !

 

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Jurassic World, qui est devenu à sa sortie le troisième plus grand succès de l’histoire du box office mondial (sans tenir compte de l’inflation), s’impose donc tout simplement comme la meilleure suite de Jurassic Park.    

 

           

Note : 15/20