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Catégorie : Jeux vidéo

Genre : Action, Science Fiction

Année : 2003

Public : +16

Nation : Japon

Editeur : Capcom

Développeur : Capcom productions Studio 4

Synopsis : En l’an 2548, le vaisseau spatial Ozymandias, disparu depuis 300 ans a réapparu près de Jupiter. Le contact n’a cependant pu être établi. Le SOAR, une équipe spéciale est donc envoyée en mission pour se rendre sur le vaisseau afin de savoir ce qui s’est passé. Une fois sur place, ils sont attaqués par d’étranges créatures mutantes mi-aliens, mi-dinosaures. Leur mission prend alors une autre tournure. 

Analyse critique :

(Attention SPOILERS !)

En 2001, la trilogie Jurassic Park s’est terminé, il était donc logique que deux ans plus tard, une autre grande saga de dino se complète par un troisième opus. C’est chose faite avec Dino Crisis 3, jeu vidéo édité par Capcom et sorti en 2003. Autant dire que ce troisième opus est attendu de pied ferme par les fans. En réalité, l’année précédente, en 2002, on avait déjà eu droit à un spin-off de Dino Crisis et de Resident Evil intitulé Dino Stalker. Ce jeu de Shoot’em up à la première personne semblait être aussi une préquelle de Dino Crisis 2.

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Mais en 2003, le troisième épisode officiel sort enfin et autant dire qu’il se démarque nettement des précédents. Premièrement le jeu ne sort pas sur le support PlayStation comme d’habitude mais sur La X-Box. Aussi, si vous comptiez sur cet opus pour en savoir davantage sur la fin étrange et ambigu de Dino Crisis 2, vous pouvez faire une croix dessus. Nous nous trouvons désormais en 2548, Regina et Dylan sont donc logiquement morts et enterrés depuis bien longtemps. Vous incarnerez ici un certain Patrick et une certaine Sonya qui manquent d’ailleurs cruellement de charisme et de personnalité.

Depuis le premier épisode, Dino Crisis s’est montré inspiré et influencé par les films Aliens. Ici le parti pris est complètement assumé puisque l’histoire se déroule dans un vaisseau spatial fantôme peuplé de créatures extra-terrestres. On retrouve donc le même schéma que la cultissime saga cinématographique. Mais alors ? Quel rapport avec les dinosaures ?

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En réalité, nos monstres de service ont été conçus à partir d’ADN de dinos avec lesquels ils partagent évidemment des similitudes. C’est un peu comme si un xénomorphe avait éclos d’un vélociraptor piégé par un facehugger. Ainsi, nous aurons par exemple un T-Rex mutant nommé Australis. Nous aurons également des rigels, des algols, des kornephoros, des regulus, des miaplacidus et même un cebalrai pour utiliser le jargon du jeu qui sert à nommer les créatures. Créatures conçues à base d’ADN de T-Rex, de vélociraptor, de giganotosaurus, de spinosaurus… Face au résultat, la première réaction est « Où est passé Dino Crisis ? » tant cet opus n’a plus rien à voir avec la saga. C’est le reproche majeur que les fans firent au moment de la sortie. Beaucoup se sentiront trop dépaysés et on comprend pourquoi, étant donné qu’on se pose la question de savoir si cet opus mérite le titre « Dino Crisis ». Personnellement, ce changement radical d’ambiance, d’esthétique et d’histoire m’a beaucoup déplu au début, puis j’ai fini par apprécier ce parti pris radical et à contre courant. Dino Crisis 3 cherche au moins à se démarquer (c’est le cas de le dire) de ses prédécesseurs. D’autant plus que les bestioles sont franchement bien imaginées et bien réalisés. Elles sont également remarquablement animées et surprennent beaucoup par leur dextérité, leurs mouvements et leurs réflexes. En revanche, leur IA est très limitée contrairement aux opus précédents. Ainsi, lorsque vous passez d’un écran à l’autre, les créatures ne vous suivent plus ! Elles attendent tranquillement que vous repassiez par là. Cela ressemble à de la paresse vidéoludique.

    

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Concernant les décors, chaque nouvel épisode en proposait un nouveau (le complexe scientifique dans le premier, la jungle et les ruines dans le second), ce troisième épisode ne déroge pas à la règle et propose un tout nouveau décor, puisque nous nous trouvons à bord d’un titanesque et pharaonique vaisseau spatial. Là encore, les graphismes des espaces parcourus sont chiadés et le tout est très beau mais également répétitif. On sature bien vite des décors métalliques de l’Ozymandias.

    

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Pour ce qui est de la jouabilité et le système de ce Dino Crisis 3 on reste mitigé. On se souvient que le premier était un pur survival alors que le second misait tout sur l’action et le génocide de dinos. Le troisième suivra la même voie. Votre but sera donc simple : avancer et pulvériser des dinos mutants avec des armes ultra-futuristes. Le système de pointage concernant le nombre d’ennemis tués a également été conservé. Fini donc les énigmes du premier opus. Cette fois cependant nous serons munis d’un Jet-pack qui vous sera utile dans les batailles face aux dinos et qui vous permettra d’avancer plus vite également. Mais les développeurs ont aussi su exploiter cet aspect pour donner au jeu un petit côté plateforme, sur certaines séquences où vous devrez utiliser le jet-pack pour atteindre un endroit précis.

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Sinon, on se souvient du système de caméra des précédents épisodes. C’était déjà la marque de fabrique des Residents Evils et ça pouvait parfois présenter quelques défauts (comme des angles pas toujours bien choisis). On pensait donc que Dino Crisis 3 aurait logiquement abandonné ce concept en passant sur un nouveau support. Et bien pas du tout ! Et comble du comble, les défauts inhérents à ce système de caméras dans les épisodes précédents n’ont pas été effacés, non ! Ils ont carrément empiré ! Ainsi on se retrouve parfois dans une pièce avec une bonne dizaine de dinos sans pouvoir en voir un seul, car la caméra est braqué sur notre perso. On tire alors à l’aveuglette en se fiant aux bruits et à la musique pour savoir s’il reste encore des ennemis. Cela dit, je mens en disant qu’il n’y a pas eu de tentatives d’améliorations, puisque le jeu propose une vue subjective style FPS. Cependant, il est impossible de se déplacer avec, et le passage d’une vue à l’autre laisse le temps aux dinos de se goinfrer de vos tripes. Bref ce système de caméras restera définitivement le grand défaut de la saga.  

    

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On retrouvera aussi le système de dossiers secrets à récupérer comme dans Dino Crisis 2.

La BO est quant à elle plutôt réussie, bien que de moindre qualité que dans les opus précédents. Le scénario est franchement classique et inintéressant.

Dino Crisis 3 tranche donc radicalement avec ses prédécesseurs en proposant un univers morbide et spatial qui a sans doute été l’une des nombreuses influences du jeu Dead Space sorti en 2009.

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On tient au final un jeu qui n’est pas mauvais mais qui reste assez décevant. Après ça reste tout de même de qualité malgré tout.

    

 

Note : 12,5/20