Catégorie : Cinéma

Sujet : Les films scandaleux, polémiques et sulfureux tout au long de l’histoire du septième art.

Analyse Critique :

Aujourd’hui je vous propose une chronique un peu différente de d’habitude puisqu’il s’agit d’aborder les films à scandales, polémiques et subversifs de l’histoire du cinéma.

Des films qui ont déchaîné la controverse, il y’en a eu de tous temps.

Je vous propose ici de faire une liste des films à scandale qui ont marqué (ou pas) l’histoire du cinéma. Evidemment, je ne pourrais pas tout citer et certains internautes (je sais qu’il y’a des spécialistes sur la question qui viennent régulièrement ici) me reprocheront sans doute des oublis. Mais bon, j’ai tenté d’effectuer une sélection des œuvres qui ont le plus marqué l’inconscient public, qui ont fait les plus gros scandales ou l’objet des plus grandes censures.

Voici donc la liste des films à scandale, polémiques et subversifs :

Naissance d’une Nation (1915)

 

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Réalisé en 1915 par D.W.Griffith, Naissance d’une Nation est le premier grand scandale de l’histoire du cinéma. Considérée aujourd’hui comme un chef d’œuvre, il est l’un des films les plus importants jamais faits. Durant 3 heures, Griffith innove par sa virtuosité technique et des plans magnifiques, tout en racontant l’histoire de la guerre de sécession et de ses suites. Cependant, le film fait la part belle au Ku Klux Klan montré comme une cavalerie de héros libérateurs face à des soldats nordistes noirs cruels et dégénérés (il s’agit d’ailleurs d’acteurs blancs maquillés en noir). Le film est interdit dans plusieurs salles, ce qui ne l’empêche pas d’être un énorme succès. Il serait à l’origine de la renaissance du Ku Klux Klan aux USA.

 

Scarface (1932)

 

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Dans les années 30, la mode est aux films de gangsters comme en témoigne L’Ennemi public de William Wellman, mais il y’a un autre film qui se démarque, Scarface de Howard Hawks. Le film raconte l’ascension et la chute de Tony Camonte un truand de Chicago sans scrupules et balafré. Howard Hughes le producteur, voulait un film « aussi excitant, réaliste et horrible que possible ». Scarface est un grand succès, il traite du crime organisé de Chicago, avec beaucoup d’humour noir ce qui rend le film plus féroce. Mais beaucoup  y verront  une apologie du banditisme et le film sera censuré et poussera le gouvernement américain à mettre en place le code Hays sur l’interdiction des scènes de violence au cinéma pendant prés de trente ans.

Le Juif Süss (1941)

 

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On ne peut pas dire que Le Juif Süss réalisé par Veit Harlan fut un film vraiment polémique à sa sortie. Film de propagande nazi célèbre, il fut certes décrié par certains médias comme une ignominie antisémite, ce qui ne l’empêcha pas d’obtenir un immense succès dans toute l’Europe de l’époque. Il fut d’ailleurs encensé par le très virtuose Michelangelo Antonioni. Ce n’est qu’après guerre que Le Juif Süss devint donc un film polémique quasiment retiré de la circulation.  

 

 

 

Les Sentiers de la Gloire (1958)

 

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En 1958, Stanley Kubrick est à ses débuts, cela ne l’empêche pas de lever la polémique avec Les Sentiers de la Gloire, un drame sur les exemples de l’armée française durant la première guerre mondiale. On suit donc l’histoire de trois hommes, qui appartenaient à une compagnie, qui s’est trouvé dans l’incapacité de réussir une attaque contre l’artillerie allemande. Un conseil de guerre choisit, pour faire un exemple, de condamner les trois hommes à la peine capitale. Malgré les efforts désespérés de leur colonel, ils ne seront pas sauvés. A la fois dur et émouvant, ce film fait scandale, surtout en France, où il fut interdit pendant dix huit ans.

 

Le Voyeur (1959)

 

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Le Voyeur réalisé par Michael Powell en 1959 annonce ce que seront la plupart des gros scandales cinématographiques à venir. Ce film, jugé particulièrement malsain, met en scène un psychopathe qui prend plaisir à tuer ses victimes et à les photographier. Considéré par certains comme l’origine des slashers, il introduit également le mythe du Snuff Movie au cinéma. Il s’agissait là du premier film que Michael Powell réalisait en solo. Il détruira sa réputation dans le milieu du septième art et ne sera plus jamais diffusé  pendant des années avant d’être réhabilité comme un chef d’œuvre noir.   

 

 

Bonnie et Clyde (1967)

 

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En 1967, Le réalisateur Arthur Penn réalise ce qui est considéré comme le premier film ultraviolent de l’histoire du cinéma : Bonnie et Clyde. Le film s’inspire de la vraie histoire du couple de criminels Bonnie Parker et Clyde Barrow. Ce fut le premier film à nous mettre du côté des gangsters et à nous faire entrer dans leurs méfaits. La scène finale montrant la mort des deux hors la loi sous les balles de la police est d’une violence et d’un réalisme crue pour l’époque. Accusé de faire l’apologie du banditisme, ce film étudie l’aliénation des gens par leurs quotidiens. Bien qu’il est perdu de son côté subversif, il reste un véritable chef d’œuvre qui marque une date importante dans l’histoire du cinéma ainsi que la fin du code Hays.

 

La Horde Sauvage (1969)

 

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Réalisé en 1969 par « Bloody » Sam Peckimpah, ce western d’une grande violence a été le seul du genre à avoir déclenché une telle polémique. L’extraordinaire violence qui règne dans ce film élève rapidement la polémique. A l’époque, on reproche à Peckimpah les gros plans au ralenti sur l’impact des balles et les giclées de sang, de même que les massacres hallucinants qui ponctuent le film sur ses deux heures.  Mais plus que ça, l’idée que cette violence est nécessaire pour survivre. De plus elle semble atteindre tous les protagonistes même les enfants comme le montre la scène d’ouverture.  Ce que beaucoup n’apprécieront pas c’est que Peckimpah nous montre les valeurs réellement fondatrices de l’Amérique : la violence et la brutalité.

 

Les Diables (1971)

 

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Un film qui n’aura pas vraiment le temps de faire scandale, car Les Diables de Ken Russell réalisé en 1971 sera rapidement retiré des écrans peu après sa sortie en salles. Le film relate des événements réels de l’affaire des démons de Loudun pendant l’inquisition. Russell filme alors dans une atmosphère particulièrement malsaine des procès infernaux, des scènes de torture et de meurtre témoignant d’un sadisme crue et d’une violence insupportable pour certains, complaisante pour d’autres de par son esthétisation et sa mise en scène. Violent et érotique à la fois, c’est un film qui reste interdit dans certains pays (en France le film n’existe pas en DVD).  

 

Les Chiens de Paille (1971)

 

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En 1971, Sam Peckimpah lève à nouveau la polémique avec Les Chiens de Paille. Le film sera surtout critiqué pour sa scène de viol explicite qui s’étire interminablement sur plusieurs minutes. Il dérangera également par son contenu qui démonte les mécanismes de l’agressivité et nous montre que la violence permet à l’homme de se forger une identité dans la société. Un constat terrifiant qui vaudra au film d’être retiré des écrans d’Angleterre. Vu par certains comme prônant la loi du talion, le film sera, à l’instar de La Horde Sauvage, traité de fasciste.

 

 

Orange Mécanique (1971)

 

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En 1971, Stanley Kubrick déclenche l’un des plus grands scandales de l’histoire avec Orange Mécanique. On suit le parcours d’Alex un jeune délinquant chef d’un gang ultraviolent qui au cours des soirées multiplie passages à tabac, bagarres et viols. Arrêté pour meurtre, Alex est soumis à un traitement inhumain destiné à éradiquer la violence chez le sujet. La violence du film, son climat malsain et le sadisme exacerbé font rapidement polémique. Cette satire féroce de la société déclenche l’un des plus grands scandales de l’histoire. Le film sera même accusé d’être à l’origine de vagues de violence en Angleterre. Mais dans le fond, on n’a pas pardonné à Kubrick d’avoir montrer la violence du gouvernement comme pire que celle des délinquants

 

Le Dernier Tango à Paris (1972)

 

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Réalisé en 1972 par Bernardo Bertolucci, Le Dernier Tango à Paris, fut interdit en Italie et censuré dans d’autres pays. Ce qui ne l’empêcha pourtant pas d’être un énorme succès commercial. Ce film plonge un américain et une jeune parisienne dans les affres d’une rencontre exclusivement et explicitement sexuelle. Le film fait scandale en raison de scènes sexuelles explicites, Bertolucci étant accusé de faire de la pornographie. Pourtant, le succès est au rendez vous, pour ce film érotique jugé scandaleux et qui reste considérée de nos jours encore comme un chef d’œuvre du septième art. 

 

 

La Grande Bouffe (1973)

 

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Véritable scandale au Festival de Cannes en 1973, le film fut vilipendé et les acteurs presque lynchés par la foule. Réalisé par le sulfureux Marco Ferreri, cette oeuvre met en scène un suicide gastronomique collectif entre quatre amis. Satire grinçante et féroce critique de la société de consommation, La Grande Bouffe ne sera pas vraiment compris. Avec le temps, il s’est hissé au rang de film culte et de classique du cinéma.

 

 

 

L’Exorciste (1973)

 

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1973, William Friedkin, signe le film qui reste, considéré par beaucoup, comme le plus terrifiant de tous les temps. L’histoire d’une fillette possédée par un démon. Si L’Exorciste a fait scandale, c’est en raison de la violence de certaines scènes, du langage obscène de la jeune fille, et surtout de son sujet sensible sur la religion, qui chamboulera une Amérique chrétienne, et de façon plus générale le monde entier.

 

 

 

 

Massacre à la Tronçonneuse (1974)

 

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Film d’horreur à petit budget, Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hopper réalisé en 1974, déclencha une grande polémique. La censure française est loin d’être réputée pour sa rigidité et pourtant elle fera interdire le film pendant cinq ans. On suit l’histoire d’une bande de jeunes partis en virée et qui vont être les victimes d’une famille de texans psychopathes massacreurs. Le film déclencha un scandale en raison de son caractère malsain et glauque que l’on ressent à travers son ambiance. Massacre à la tronçonneuse s’inspirait beaucoup de l’histoire vraie du tueur Ed Gein et il donna un nouveau visage au cinéma d’horreur. 

 

 Portier de Nuit (1974)

 

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Liliana Cavani tape très fort avec ce film sorti en 1974 et qui met en scène la relation sadomasochiste entre une ancienne déporté et un ancien SS. Tiré d’une histoire vraie, le film déclencha les polémiques et fut même taxé de « film nazi ». Quoiqu’il en soit, Portier de Nuit lança, sans doute bien malgré lui, une nouvelle fange du cinéma d’exploitation italien, la nazisploitation qui donna jour à des films sulfureux, trashs et de mauvais goût.

  

 

 

Salò ou les 120 journées de Sodome (1975)

 

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En 1975, L’artiste réalisateur Pier Paolo Pasolini signe l’un des films les plus dérangeants de l’histoire. Adapté du livre du marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, transposée à l’Italie fasciste des années 40. L’histoire de quatre notables qui s’enferment dans un château avec plusieurs adolescents et adolescentes auxquels ils vont faire subir les pires sévices. Avec Salò, Pasolini réalise un film très dur, dénonçant le pouvoir et la société consumériste des années 70. Le film reste encore interdit dans de nombreux pays et est parfois considéré comme l’œuvre la plus violente de l’histoire du septième art.    

 

 

L’Empire des Sens (1976)

 

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A sa sortie en 1976, ce film provoque un grand scandale qui ne l’empêche pas de faire aussi un grand succès. Inspiré d’un fait divers authentique, on suit l’histoire de Kichizo et de Sada qui auront une relation extrême et sadomasochiste. L’Empire des Sens déclenche un grand scandale en raison de son caractère pornographique et sera censuré dans plusieurs pays. Là ou certains y voient simplement un divertissement osé et pornographique, d’autres y voient une interrogation sur les limites de l’érotisme et les relations entre raisons et passions.

 

 

Taxi Driver (1976)

 

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Film culte de Martin Scorcese sorti en 1976, il fit lui aussi l’effet d’un électrochoc aux spectateurs. On suit l’histoire de Travis un ancien vétéran marqué psychologiquement par la guerre du Vietnam et désormais chauffeur de taxi à New York. Dépressif, maladroit avec les femmes, il va peu à peu sombrer dans la folie et la violence. A l’époque on reproche à Scorcese l’hémoglobine de la scène finale mais surtout le fond de son histoire, l’homme trouve un refuge dans la violence. Le scandale sera vraiment déclenché quand un homme ayant vu le film tente d’assassiner le président actuel des Etats-Unis Ronald Reagan.

 

 

 

Cannibal Holocaust (1980)

 

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Pourquoi ce film d’exploitation à petit budget réalisé par Ruggero Deodato en 1980  a-t-il déclenché un tel scandale ? Tout simplement parce que Cannibal Holocaust pousse très loin le gore et le violent. Le film contient des scènes extrêmes et réalistes, si bien que Deodato devra prouver devant un tribunal que les acteurs n’ont pas réellement étaient tués. En revanche les meurtres atroces des animaux sont sans trucages. Cannibal Holocaust est donc un snuff assez racoleur qui peut aussi se voir comme une critique acerbe du journalisme et de l’impérialisme.

 

 

 

La Dernière Tentation du Christ (1987)

 

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Film très polémique du catholique Martin Scorsese qui revisite la version taboue de la vie du Christ. Au début, le projet plaît et est même subventionné par Jack Lang. Mais face aux protestations, le ministre de la culture change d’avis. En France, la projection du film est accompagnée de nombreux incidents. Des cinémas sont incendiés et des attentats ont même lieu dans des salles de projection. Le film reste encore interdit dans de nombreux pays.

 

 

 

Tueurs Nés (1994)

 

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En 1994, la mode est aux films violents américains comme ceux de Quentin Tarantino. Il y’en a un qui va très loin dans le genre, Tueurs nés d’Oliver Stone justement tiré d’un scénario de Tarantino. On suit les aventures d’un couple de tueurs qui massacrent pour le plaisir et qui deviennent des stars après avoir commis 52 meurtres. Très crue dans la violence graphique, le langage et dans sa réalisation, ce film expérimental fera polémique, notamment lorsque qu’un lien sera fait avec un fait divers se rapportant à un couple de meurtriers. On parlera d’interdire le film qui serait une apologie de la violence et du meurtre alors que Stone le voit comme une critique acerbe des médias dominants. Plus tard on découvrira que la polémique avait été montée de toutes pièces.

 

Funny Games (1997)

 

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A Cannes en 1997, Michael Haneke déclenche un choc avec son film Funny Games. On suit l’histoire désespérée d’une famille séquestrée et torturée par deux jeunes hommes. Dans Funny Games la violence est toujours hors champs et toujours suggéré. Paradoxalement c’est ce choix de ne rien montrer qui rend le film si terrifiant et oppressant. A Cannes, le scandale éclate, le film étant accusé de faire l’apologie de ce qu’il veut dénoncer. En réalité Haneke avoue surtout vouloir démystifier la violence du cinéma américain en la montrant sous un autre angle et méditer sur la réalité véhiculée des médias. 

 

 

Baise Moi (2000)

 

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Le cinéma français a son lot de scandales. Mais le premier grand scandale cinématographique de ce vingt et unième siècle est Baise-moi de Virginie Despentes réalisé en 2000. On suit l’histoire de Nadine et Manu, deux jeunes femmes qui vivent de sexe, d’alcools, de drogues et de violence. La polémique qui entoura le film se résume à une question : Est-ce une œuvre pornographique ? La censure jugea que non car le film ne fut pas classé dans cette catégorie, malgré son interdiction aux moins de 18 ans.

 

 

 

Irréversible (2002)

 

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Cannes en 2002, le choc est rude pour les spectateurs qui sortent de la séance d’Irréversible de Gaspar Noé, en criant au scandale, certaines femmes se sont même évanouies dans la salle ! Pourquoi Irréversible a-t-il fait scandale ? Car il contient deux scènes (seulement) de violence mais toutes les deux sont particulièrement explicites. La première est une scène de meurtre où Albert Dupontel défonce le crâne d’un homme à coup d’extincteur dans une boite de nuit gay sado maso particulièrement glauque. La seconde est une scène de viol dont est victime Monica Bellucci dans un tunnel sordide. Séquence qui s’étire sur presque 15 minutes et le violeur ira jusqu'à tabasser la pauvre femme et à la défigurer. Malgré tout, le grand scandale annoncé par la croisette et les distributeurs n’aura pas lieu.

 

La Passion du Christ (2003)

 

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Le sujet de la religion est délicat et on le voit à nouveau avec ce film de Mel Gibson devenu un classique. Le film adapte en fait une partie de L’Evangile selon Saint Matthieu, celle concernant le dernier repas du Christ et sa crucifixion. Mel Gibson, réputé pour être un chrétien traditionnaliste ne fait pas dans la dentelle et le film sera très critiqué pour la violence particulièrement crue de certaines scènes. Mais surtout, il sera jugé antisémite par certains milieux. Si bien que pendant un moment il fut même question de l’interdire dans certains pays notamment en France. Au final le film sera autorisé et deviendra l’un des plus grands succès mondiaux de l’histoire du cinéma américain.   

 

 

Martyrs (2008)

 

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Après des films comme Irréversible ou Haute Tension, le cinéma français s’est lancé dans des films glauques montrant l’horreur la plus explicite, que ce soit Frontière(s) ou A l’Intérieur. Mais il y’a un film qui sort du lot, Martyrs de Pascal Laugier réalisé en 2008. Ce film d’horreur gore a frôlé l’interdiction aux moins de 18 ans mais sera finalement classé moins de 16 ans. Particulièrement sombre, cette œuvre relance donc le débat sur la violence au cinéma. Les sectes mystérieuses sont ici abordées de façon fascinante par Laugier et le film sera un grand succès souvent cité parmi les meilleurs films d’horreur européens.

 

 

Philosophy of a Knife (2008)

 

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En 2008 le réalisateur russe Andrey Iskanov signe ce qui est peut être le film le plus violent de l’histoire. Philosophy of a Knife retrace l’histoire réelle de l’unité 731 un camp de prisonnier japonais tristement célèbre et dans lequel furent menés sur des cobayes humain des expériences abominables. Le film met en scène pendant plus de quatre heures les expériences dont ont été victimes les détenus. Des scènes véritablement insoutenables. Le film marque aussi par son atmosphère glauque, clinique et froide. De plus il contient des images d’archives réelles. Interdit dans un grand nombre de pays, ce film s’est taillé une sacrée réputation via le net.

 

 

A Serbian Film (2009)

 

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A Serbian film réalisé par Srdjan Spasojevic en 2009 joue sur l’éternel mythe du snuff movie. Il fit scandale dans un premier temps uniquement grâce à sa bande annonce lancée sur le net. L’histoire du tournage d’un snuff porn qui va se terminer en carnage. Le film ne craint pas d’aller loin et ses séquences très crues et violentes déchaîneront les polémiques et vaudront au film d’être banni de plusieurs festivals. Pourtant, le scandale de A Serbian film semble avoir un goût promotionnel également. Le film obtiendra par la suite un certain succès. 

 

 

 

L’Antisémite (2012)

 

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Tout premier film de l’humoriste et polémiste français Dieudonné, L’Antisémite réussit « l’exploit » d’être interdit avant même la fin de son tournage. Il ne lui sera délivré aucun visa d’exploitation. Il fut jugé comme une œuvre « antisémite et homophobe » « incitant à la haine » et fut même cité comme dangereux par Alain Juppé. Co-réalisé avec le sulfureux Daniel Conversano et mettant en scène des personnalités polémiques telles qu’Alain Soral et Robert Faurisson, cette comédie déjantée obtiendra cependant un certain succès sur le net.

 

 

 

Voilà donc à travers cette courte sélection, un horizon des films à scandale, polémiques et sulfureux. Une liste qui pourrait largement être étendue et complétée.